Le coton, notre meilleur ami ?

Lors de l’écriture de l’article « Ce que l’on nous cache sur les Protections Hygiéniques. », j’expliquais la nocivité du coton dans les protections hygiéniques classiques. Depuis, je me rends compte que le coton est partout :

  • Vêtements
  • Draps
  • Coton Tige
  • Disques démaquillants
  • Etc

Le coton, lui qui nous enveloppe au quotidien, est-il vraiment aussi « doux » qu’il en a l’air ?

Le coton, c’est quoi ?

Le coton est une fibre végétale qui est généralement transformée en fil puis tissée pour fabriquer des tissus. Le coton est la plus importante des fibres naturelles produites dans le monde et représente plus de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles.

Comment est produit le coton « Traditionnel » ?

Il faut savoir que la culture conventionnelle du coton est aussi la plus polluante de la planète. Elle ne représente que 3% des surfaces cultivées à l’échelle mondiale, mais représente 18% de la consommation d’insecticides, herbicides et fongicides ainsi que l’utilisation de défoliants (c’est un produit chimique qui provoque la mort des arbres), ainsi que des quantités massives d’engrais chimiques. Ce coton est nocif pour ceux qui le portent comme pour ceux qui le cultivent. Tous ces produits toxiques déversés dans le sol ont besoin d’une quantité considérable d’eau pour être évacués. L’achat d’engrais est la principale source d’endettement et de dépendance des petits producteurs. C’est donc la culture la plus polluante au monde !

Mais heureusement, il existe du coton Bio/Biologique !

Comment est produit le coton « Biologique » ?

Il est cultivé avec du compost naturel qui remplace les engrais chimiques et les pesticides. Il est sans OGM et la consommation d’eau nécessaire pour sa culture est réduite de moitié par rapport au coton conventionnel. Sa fibre est blanchie à l’eau oxygénée et non au chlore. Les teintures sont réalisées sans métaux lourds ou autres substances cancérigènes.

Plus douce et plus souple, la fibre de coton bio est plus épaisse et anallergique.

La culture biologique du coton permet aux producteurs, en réduisant leurs investissements, de sortir de l’engrenage de l’endettement. Elle améliore leurs conditions de travail, leur santé. La rotation des cultures dans l’agriculture biologique permet d’aérer la terre et d’en préserver la richesse.

Le coton biologique/organique :

C’est une alternative au coton conventionnel qui n’utilise pas de produits néfastes pour l’environnement.

  • Pas de pesticides, engrais chimiques, teintures nocives. Les bons insectes combattent ceux qui attaquent les fleurs de coton.
  • Pas d’O.G.M.
  • Retraitement des eaux usées après teintures.
  • Nettoyage mécanique du coton (pas d’utilisation d’eau.)
  • Les vrais fabricants bio qui se consacrent exclusivement aux vêtements biologiques teintent et blanchissent leurs fibres végétales avec des produits 100% naturels non polluants, sans produits chimiques ni métaux lourds. Ils choisissent de faire un commerce complètement différent, en respectant les règles et les chartes du commerce équitable où les droits de l’homme, la santé des êtres humains et la nature seront respectés.

Sur le plan sanitaire :

  • L’absence de produits chimique permet de protéger producteurs et consommateurs.
  • Les teintures sont certifiées par « CONTROL UNION » (certification de la filière agroalimentaire et industriel) pour réduire au maximum les substances cancérigènes, pour le respect de la santé.
  • On comprend mieux l’importance d’utiliser le plus possible (c’est vrai pas toujours facile) des produits certifiés bio ou d’origine naturelle.
Coton bio4

Les labels :

Tissu GOTS : Le label GOTS (Global Organic Textile Standard) est en train de s’établir comme une référence pour la certification de textile bio

de nombreux coton bio certifiés gots sont utilisés dans les literies

Il est important de noter également, que l’impact environnemental des vêtements ne dépend pas uniquement des phases de production et de distribution, mais également des phases d’utilisation (nettoyage, séchage, repassage) et de fin de vie qui représentent en moyenne 50% du total des impacts environnementaux des produits.

Minimiser l’impact des vêtements en coton :

Ces impacts, dû à l’utilisation et à la fin de vie du vêtement, sont sous la pleine responsabilité du consommateur, qui peut les minimiser en adoptant un comportement d’utilisation et de fin de vie éco-responsable :

  • Porter les vêtements plusieurs fois avant de les laver.
  • Laver à froid (30°C) en utilisant un cycle court et un essorage réduit.
  • Utiliser des lessives écologiques ou concentrées en évitant le surdosage.
  • Préférer le séchage à l’air libre plutôt qu’en sèche-linge.
  • Repasser que si nécessaire.
  • Utiliser des appareils électroménagers de classe énergétique faible.
  • Ne pas jeter les vêtements usagés, mais les donner à des associations qui sauront les recycler.

 

Maintenant, tu ne peux plus dire que tu ne sais pas !

Dis moi,  si tu souhaite que j’écrive un autre article sur les méthodes alternatives de consommation, qui existe pour remplacer le coton !

Tu souhaites témoigner ou réagir ? Laisse-nous ton message en commentaire, je serai ravie de te répondre !

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