Consommer des produits halieutiques sans menacer l’état des ressources

À l’échelle mondiale, les pêches marines exploitaient 68,5% des stocks de poissons à un niveau biologiquement durable en 2013. Cela signifie donc que plus  d’un tiers des stocks de poissons sont aujourd’hui dans un mauvais état. La surpêche – exploitation des stocks à des niveaux d’abondance inférieurs au seuil de RMD (Rendement Maximum Durable) – a des conséquences écologiques, économiques et sociales. Non seulement elle diminue le niveau de biodiversité marine, mais elle conduit à terme à une baisse de la production halieutique et un affaiblissement pour les populations qui vivent de ces filières.

Cependant, des mesures de gestion efficaces mises en œuvre dans certaines régions ont déjà permis de réels progrès dans la réduction des taux de pêche, la reconstitution des stocks surexploités et le rétablissement des écosystèmes marins. C’est pourquoi, une consommation intelligente de produits de la mer est possible. Selon le niveau des stocks des espèces il est possible, à l’échelle individuelle, de participer à la préservation des ressources marines.

Les espèces dont les stocks sont gravement menacés Les espèces dont il ne faut pas abuser Les espèces dont les stocks sont en relativement bon état
L’anchois de France et d’ Espagne La sardine d’Atlantique Nord et de Méditerranée

 

Les crevettes  : aquaculture, de Vietnam et d’Equateur, protégées par un label

 

Le caviar, l’esturgeon La sole du Pacifique Les crevettes d’Atlantique nord

 

Le thon rouge de Méditerranée Le Thon jaune albacore du Pacifique Le hareng

 

La lotte, baudroie de l’Atlantique Nord Le turbo de France

 

Le Bar

 

Le Lieu, colin d’Alaska La morue ou cabillaud de Norvège ou d’Ecosse

 

Le flétan du Pacifique nord

 

Le Carrelé, plie de l’Atlantique Nord L’omble  : aquaculture, Suisse, Islande, France

 

Le homard d’aquaculture, d’Australie, Etats-Unis, Basse-Californie au Mexique

 

Le merlu Le loup de mer d’aquaculture de France ou de Grèce

 

Les huîtres d’Europe, aquaculture, risque de toxiques à vérifier selon les régions

 

Le flétan de l’Atlantique Nord

 

Le loup de mer ou bar de la Méditerranée

 

Le merlan

 

 

La lotte d’Europe La dorade royale de Grèce (aquaculture) Le lieu noir de l’Atlantique nord-est

 

La sole de la mer du Nord et de l’Altantique Nord Le calamar de l’Atlantique sud et du Pacifique sud La raie

 

Le cabillaud Le maquereau de Cornouailles (label)

 

La dorade rose Le maquereau de l’Atlantique nord

 

L’empereur Le merlu du Cap (label)

 

L’espadon Le rouget barbet

 

Le saumon sauvage d’Atlantique L’églefin
Le grenadier de roche Le Hareng de Norvège
Le pangasius du Vietnam La sardine des États-Unis

 

Le sébaste d’Atlantique Nord Le saumon atlantique d’aquaculture d’Écosse et d’Irlande (label)

 

Le saumon du Pacifique d’aquaculture du Pacifique nord (label)

 

Le thon d’Europe – hormis le thon rouge

Quelques recommandations pratiques:

  • Choisir des poissons dont les stocks sont encore abondants
  • Acheter des produits qui utilisent tout le poisson (charcuteries, soupes, …) et pas seulement les filets
  • Choisir des poissons de bonne taille, autrement dit des poissons qui ont eu le temps de se reproduire
  • Choisir des poissons issus d’élevages qui respectent l’environnement (MSC, bio)

Attention, les poissons se nourrissent eux-mêmes généralement de poissons. L’aquaculture suppose donc même l’existence de l’activité de pêche. Donc dans tous les cas, penser à limiter la consommation de produits d’origine animale 😉

Source : LA SITUATION MONDIALE DES PÊCHES ET DE L’AQUACULTURE- 2016- FAO

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